Festival du film et forum international sur les droits humains
Sensibiliser les jeunes générations aux droits humains est l’une des missions essentielles du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH). Du 9 au 13 mars 2026, le FIFDH accueillera des classes du secondaire I et II aux Cinémas du Grütli, pour des projections suivies de discussions avec des cinéastes, protagonistes, et expert‧es des thématiques abordées. E-media s'associe à la réalisation du matériel pédagogique d'appoint, à consulter ci-dessous. / comm-cgs 19.02.2026
En 1975, pour réclamer l’égalité entre les genres, des féministes islandaises lancent un appel à la grève suivi par 90 % des femmes. Paralysé, le pays est propulsé au premier plan de la lutte mondiale pour l’égalité. Cinquante ans plus tard, celles qui y ont participé racontent cette journée joyeuse et historique, restée unique par son ampleur.
Au Vietnam, SHE raconte l’histoire des ouvrières de l’une des plus grandes usines de composants électroniques au monde. Leurs histoires, marquées par l’exploitation capitaliste et le patriarcat, sont portées par une seule voix qui les rassemble toutes. SHE est à la fois mère, fille, épouse, célibataire, migrante et résidente. /comm. 16.02.2026
Soraya, jeune artiste afghane de seize ans, documente avec son téléphone pendant cinq ans ses tentatives d’évasion d’Iran pour rejoindre sa mère en Autriche. Le film mêle vidéos personnelles, dessins animés et sculptures, exposant la détermination de Soraya à tracer sa propre voie. Entre scènes de fuite, chants et danses, il dévoile son courage face à un mari violent et une société conservatrice, sexiste et patriarcale, tout en montrant combien l’art est essentiel à sa survie. / comm. 16.02.2026
Après soixante ans d’exil, Dea accompagne son père, Asllan, dans son village natal de Makermal, au Kosovo, pour raviver des souvenirs effacés par la guerre. Entre réminiscences joyeuses et révélations douloureuses, père et fille affrontent la disparition d’une figure maternelle et les blessures d’une communauté. Le film offre une méditation sensible sur la fragilité de la mémoire, entre cinéma du réel et réalisme magique. / comm. 16.02.2026
Avril 1994. À Kigali, la vie d’un jeune couple et de leur nouveau-né bascule lorsque l’engrenage du génocide se met en marche. Des années plus tard, une autre génération, née dans l’ombre de ces violences, affronte l’héritage silencieux des crimes de masse. De la destruction immédiate à ses rémanences intimes, ces deux courts métrages tracent un continuum entre l’histoire collective et les vies qui en portent encore la trace.
Ibuka, Justice – De Justice Rutikara, 2024, 23′
Ibuka suit Valentine et Jean-Claude, un nouveau couple, au tout début de la guerre civile et des massacres qui déferlent sur le Rwanda en 1994. Vivant à Kigali, la capitale nationale, ces jeunes parents multiplient les tentatives pour fuir les tueries avec leur nouveau-né. Ibuka est une œuvre poétique pleine de douceur et de lucidité à propos d’un drame historique vécu à travers l’intimité et la formation d’une jeune famille à jamais soudée.
The Things We Don’t Say – D’Ornella Mutoni, 2024, 20′
Un groupe de jeunes adultes nés pendant ou juste après le génocide de 1994 contre le peuple tutsi du Rwanda se réunit pour trouver le courage de briser un tabou de taille. Le Rwanda est l’un des rares pays au monde à proposer un accompagnement spécialisé aux enfants conçus à la suite d’un viol, qui sont au nombre de 10 000 dans tout le pays. Ici, Emilienne, responsable du programme, mère, thérapeute et survivante du génocide, aide le groupe à imaginer un avenir libéré des secrets de famille et de la stigmatisation sociale. Dans un cercle de soutien composé, chacun raconte son histoire et affronte ses difficultés avec les autres, dans l’espoir que leur participation aidera d’autres personnes confrontées à des traumatismes similaires.
Confrontée à la menace d’événements climatiques extrêmes dans le sud du Bangladesh, Lokhi choisit de quitter son foyer pour rejoindre Dacca, avant que son village ne soit englouti par les eaux. Comme elle, des milliers de déplacée·s climatiques convergent vers la capitale, l’une des métropoles à la croissance la plus rapide du monde. / comm. 16.02.2026
Des films des éditions passées du programme Écoles sont disponibles gratuitement via la plateforme en ligne du FIFDH toute l'année. CINQ nouveaux titres sont en évidence depuis la rentrée scolaire 2025-2026 :
Photophobia
Ukraine, février 2022, Niki, 12 ans, et sa famille sont contraints de fuir leur domicile et de s’abriter dans la station de métro de Kharkiv pour se protéger de la guerre. Niki est contraint de faire de la station de métro son terrain de jeu, car le monde extérieur et la lumière du jour est synonyme de danger. Alors qu’il erre sans but parmi les wagons abandonnés et les quais occupés, Niki rencontre Vika, 11 ans, et un nouveau monde s’ouvre à lui. À hauteur d’enfants et sous la lumière des néons, Photophobia montre le quotidien de nombreuses personnes confinées dans des stations de métro. Ce film a reçu le Prix du Jury des jeunes – Documentaire au FIFDH 2024. / comm. 27.10.2025
Rahčan / Ella’s Riot
Ce documentaire retrace le parcours de la chanteuse norvégienne Sámi, Ella. Lorsqu’une société minière menace la terre et l’eau des Sámis, elle décide de quitter la ville pour sauver sa terre natale. Avec des activistes, Ella s’engage pour protéger cet environnement et bloquer l’exploitation minière. Malgré tous les défis rencontrés, Ella refuse d’abandonner son combat. Parce que chaque victoire pour l’environnement est temporaire – mais chaque perte est permanente, Ella’s Riot nous montre jusqu’où la musique, l’amour et la solidarité peuvent vous emmener. / comm. 27.10.2025
Les Filles du Nil
Dans une petite ville isolée et conservatrice du sud de l’Égypte, cinq jeunes coptes se rebellent pour former une troupe de théâtre de rue exclusivement féminine. Rêvant de devenir comédiennes, danseuses et chanteuses, elles défient leurs familles et les habitant·es de la région avec des performances qui choquent. Tourné pendant quatre ans, Les Filles du Nil suit le passage à l’âge adulte de ces jeunes femmes, montre leurs rêves et leurs peurs et met en évidence les inégalités de genre qu’elles subissent. Dans une société ouvertement machiste où leur futur rime avec mariage précoce et travail ménager, ces femmes parviennent à trouver un petit espace de liberté dans l’art qu’elles pratiquent.
Le peuple Kukama-Kukamiria est un peuple autochtone présent aux abords des fleuves Marañon, Tigre, Urituyacu, Ucayali et Huallaga au Pérou et en Colombie. Iels se sont établi·es aux bords des rivières en raison de leur lien avec celle-ci; elle est au centre de leur vie humaine et spirituelle. Les Kukama-Kukarima sont constamment menacé·es, et leurs territoires subissent des déversements de pétrole, ainsi qu’une exploitation massive des forêts et de leurs ressources. Tandis que les entreprises étrangères gagnent des millions grâce aux ressources de l’Amazonie, les communautés autochtones manquent d’infrastructures de base, telles que des écoles, des soins de santé et de l’eau potable. / comm. 27.10.2025
Ce documentaire, tourné aux États-Unis, au Sénégal, au Viêt Nam, en France, en Colombie et au Brésil, met en lumière le potentiel des océans pour capter davantage de carbone présent dans l’atmosphère que ne peuvent le faire les forêts tropicales : on l’appelle le carbone bleu. On le retrouve dans les mangroves, les marais salants et les herbes marines. Dans ce documentaire alliant musique et science, la DJ Jayda Guy et le chanteur Seu Jorge nous montrent l’importance d’écouter la nature pour préserver notre planète. / comm. 27.10.2025