Sélection TV hebdomadaire
Samedi 17 janvier 2026
OKI
Pourquoi l'argent existe ?
Samedi 17 janvier 2026 à 9h45 sur
Durée : 11 minutes SHS 22

Dans cet épisode d’OKI, découvrez ce qu’est vraiment l’argent et comment il fonctionne. Entre valeur, prix, inégalités et cryptomonnaies, on vous explique pourquoi l'argent occupe une place si importante dans notre société. (RTS)
Les émissions et le matériel pédagogique de OKI
Le Colisée (1/2 et 2/2)
Les arènes du pouvoir
Samedi 17 janvier 2026 à 20h55 sur
Durée : 2 x 50 minutes SHS 32

Contrairement à une légende tenace, l’empereur Vespasien (9-79) n’a pas inventé les toilettes publiques ; en revanche, le Colisée, c’est lui ! Académique mais très plaisant, ce documentaire alterne entretiens avec des spécialistes, séquences dans le bâtiment et sauts de puce sur les traces d’un monument dont deux cents répliques de dimension moindre ont essaimé dans tout l’Empire. Bâtie aux abords du palais de Néron et d’une statue colossale de celui-ci — d’où son nom —, l’arène pouvait recevoir près de cinquante mille personnes. Lors de son inauguration, sous le règne de Titus, le fils de Vespasien, les festivités ont duré cent jours, avec combats navals, lâcher de bêtes sauvages, exécutions publiques et, clou du spectacle… duels de gladiateurs.
La partie la plus instructive du film aborde les origines de ces combats, inspirés des duels mortels organisés à l’occasion de funérailles chez les prédécesseurs des Romains : Étrusques, Lucaniens et Samnites. Davantage qu’un simple divertissement, les jeux offraient au nouveau pouvoir l’occasion de faire oublier Néron, dont Vespasien était un proche. La promotion de ces loisirs d’un genre nouveau permettait également d’unifier le mode de vie romain dans tout l’Empire. Mais, avec l’enracinement du christianisme, les jeux du cirque prennent fin. Délaissé au Moyen Âge, malmené par cinq séismes (le dernier en 1349), le Colisée continue de susciter des sentiments contradictoires : de l’admiration pour la prouesse architecturale et de l’effroi pour la manière dont les supplices et la mort y étaient mis en scène. (Télérama)
Lundi 19 janvier 2026
Histoire vivante
Naître Svetlana Staline
Film documentaire de Gabriel Tejedor (Suisse, 2023)
Lundi 19 janvier 2026 à 21h40 sur
Durée : 80 minutes

1967, en pleine guerre froide, la fille unique de Joseph Staline demande l’asile aux États-Unis. Laissant derrière elle ses deux enfants, elle transite par l’Italie puis la Suisse où elle se cache plusieurs semaines avec l’aide des autorités. C’est l’histoire d’une femme résolument libre, piégée par des enjeux qui la dépassent. (RTS)
Mardi 20 janvier 2026
Paul Grüninger, le Juste
Film long-métrage d'Alain Gsponer (Suisse, 2014)
Mardi 20 janvier 2026 à 21h sur
Durée : 89 minutes

En Février 1939, la devise de l'exposition nationale suisse a pour slogan «la tradition de notre pays se doit d'accueillir les demandeurs d'asile sur notre territoire». Néanmoins, contrairement à cette devise, les frontières ont été fermées aux expatriés juifs depuis plusieurs mois déjà. Il se trouve toutefois que le nombre de réfugiés dans le camp de Diepoldsau, à St-Gall, ne cesse d'augmenter. En effet, le capitaine de police Paul Grüninger remplit son devoir humanitaire au mépris des ordres de ses supérieurs, en fournissant des faux papiers à de nombreux réfugiés juifs fuyant l'Allemagne nazie (RTS)
Mister Nobody contre Poutine
Film documentaire de Pasha Talanki et David Borenstein (France / Ukraine, 2025)
Mardi 20 janvier 2026 à 22h45 sur
Durée : 90 minutes

Aux lendemains de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, une déferlante de propagande s’abat sur l’école de Karabach, petite cité industrielle de l’Oural connue pour son taux de pollution record. Du jardin d’enfants au lycée, un millier d’élèves se plient au nouveau programme d’« éducation patriotique » : discours martiaux débités par les enseignants, défilés militaires, interventions du groupe Wagner… Celui qui filme n’est pas un rebelle dans l’âme. Vidéaste officiel de l’école, coordinateur des animations, Pavel Ilyich (dit Pacha) Talankin est chargé d’envoyer au ministère de l’Éducation les preuves que le gavage idéologique est scrupuleusement exécuté. En secret, il archive tout. Parce que la colère le ronge. Parce qu’il voit s’enterrer la liberté, et son pays sombrer. Trentenaire à l’allure adolescente, il est aussi le « grand frère » de gamins qu’il a vus grandir et dont certains seront bientôt envoyés au front.
Sous la forme d’un journal de bord, le film raconte aussi sa propre fabrication : la rencontre à distance, via une messagerie cryptée, avec David Borenstein, réalisateur américain installé au Danemark. Une collaboration qui permet à cette chronique douloureuse de franchir les frontières et d’ouvrir une fenêtre sur une Russie verrouillée, où personne n’ose plus dire ce qu’il pense, à l’exception du professeur d’histoire zélé rabâchant que l’ennemi est l’Occident. Dans ce cauchemar totalitaire affleure une ironie salutaire. Talankin, sorte de Michael Moore sous couverture, en plus sensible, ose un temps la provocation : faire résonner l’hymne américain chanté par Lady Gaga dans l’école ou effacer les « Z » plaqués sur les fenêtres. Le film insiste un peu trop sur la figure héroïque de l’homme seul face à un système qui le dépasse sans que cela altère la force de l’engagement ni du sacrifice annoncé. L’exil est inéluctable. En vidant son bureau, Pacha laisse derrière lui ce qui ressemblait à un fragile bastion de démocratie. (Télérama)
Jeudi 22 janvier 2026
Temps présent
Violences en cuisine, la fin du silence
Jeudi 22 janvier 2026 à 20h10 sur
Durée : 48 minutes

Dans la haute-gastronomie, une croyance fait encore la loi : pour devenir un grand chef, il faut en baver. Une loi qui justifie les violences morales, parfois même physiques, et les humiliations en tous genres. Car longtemps on a estimé que tel était le prix de l’excellence. Temps Présent a enquêté dans l’envers du décor des restaurants étoilés. Un monde ultra-compétitif où tous les coups semblent permis. Devant nos caméras, de jeunes cuisiniers romands, bien décidés à dire stop à ces violences, ont accepté de briser la loi du silence. (RTS)
Vendredi 23 janvier 2026
Roy Lichtenstein, une révolution pop
Film documentaire de Pierre-Paul Puljiz (France, 2023)
Vendredi 23 janvier 2026 à 22h50 sur
Durée : 55 minutes

« Ce que je fais maintenant peut être considéré comme beau plutôt que vulgaire. Je crois que je continue de faire la même chose, seulement mes toiles sont regardées différemment. » En 1996, un an avant sa mort, Roy Lichtenstein décrivait ainsi l’appropriation par le grand public des codes du pop art que ce New-Yorkais avait lui-même contribué à élaborer. S’inspirant dès les années 1960 des comics américains et de la décadence de la société de consommation, Lichtenstein, descendu puis acclamé de son vivant, fut l’un des plus grands peintres et plasticiens du genre.
Pierre-Paul Puljiz, déjà réalisateur de Jean-Michel Basquiat, artiste absolu, livre un film vivant et accessible sur « l’histoire d’un homme qui allait révolutionner l’art moderne, tout en ignorant être un révolutionnaire ». Si ce portrait tout en nuance est sans doute trop chronologique, il permet de ne pas s’emmêler les pinceaux entre les différentes époques et techniques (points Benday, Brushstrokes, etc.) mises au point par cet artiste plus discret que flamboyant.
Le résultat est ce savant mélange de données biographiques, de théorie esthétique sur l’art de l’appropriation et de production en atelier. Et pour ne rien gâcher, une musique non pas pop mais jazz, signée Sébastien Texier, donne une singulière pulsation au film. Un écho à la passion de l’un des papes du pop art pour le genre. (Télérama)