Sélection TV hebdomadaire
Samedi 17 janvier 2026
OKI
Pourquoi on skie en Suisse ?
Samedi 24 janvier 2026 à 9h48 sur
Durée : 10 minutes SHS 21-22

Dans cet épisode, OKI vous emmène à la découverte du ski. Entre tradition et tourisme, vous allez comprendre comment ce sport est devenu un loisir populaire et un symbole pour la Suisse. (RTS)
Les émissions et le matériel pédagogique de OKI
Arte reportage
Les disparus de Gaza
Samedi 24 janvier 2026 à 18h50 sur
Durée : 55 minutes SHS 32

Le cessez-le-feu dans la bande de Gaza est entré en vigueur le 10 octobre 2025. Il reste fragile, mais, depuis fin novembre, la défense civile palestinienne a lancé les opérations de recherche. Officiellement, onze mille deux cents personnes restent portées disparues. Pour les familles, l’espoir réside dans la liste des prisonniers, communiquée au compte-gouttes. Comme pour Majida, sans nouvelles depuis deux ans de son fils, Ahmed, 19 ans. Ibrahim, lui, revient chaque jour depuis un an sur les décombres de sa maison, où ont été ensevelis sa femme et quatre de ses enfants, de 11, 10, 5 ans et 4 mois. Le renfort des pelleteuses va lui permettre de retrouver leurs dépouilles.
Les images, bouleversantes, ont été captées dans le camp Al-Maghazi, au centre de l’enclave, où une équipe de journalistes s’est posée plus d’un mois pour témoigner de l’ampleur du désastre humanitaire à Gaza. Auprès de familles, mais aussi au cimetière des inconnus de Deir al-Balah, plus assez grand pour accueillir les centaines de corps exhumés chaque semaine, ou à l’hôpital Al-Shifa, dont le service « gestion des corps » ne peut faire face. Un reportage difficile, intense, livrant avec force une réalité crue et révoltante. (Télérama)
Dimanche 25 janvier 2026
Let me run - Quand les sportives gagnent du terrain
Film documentaire de Philippe Fontana (France, 2025)
Dimanche 25 janvier 2026 à 22h55 sur
Durée : 54 minutes SHS 32

Des femmes d’hier et d’aujourd’hui, connues ou inconnues, racontent comment le sport leur a permis de conquérir leur liberté. À travers leurs parcours intimes, le film retrace 150 ans de lutte des femmes pour accéder aux terrains, questionnant l’égalité réelle dans un espace encore en marche vers la mixité. (RTS)
Lundi 26 janvier 2026
La Zone d'intérêt
Film long-métrage de Jonathan Glazer (GB / Pologne / USA, 2023)
Lundi 26 janvier 2026 à 20h40 sur
Durée : 100 minutes SHS 32 EN 31

Si la Shoah était une maison, comment serait-elle ? C’est à partir de ce postulat un peu fou que La Zone d’intérêt prend forme. S’inspirant du roman de Martin Amis, Jonathan Glazer nous reçoit dans un « charmant » pavillon avec piscine, qui jouxte le camp d’Auschwitz. C’est là où vivent Rudolf Höss, le commandant du camp, sa femme, Hedwig, et leurs cinq enfants blonds. Une existence familiale qui tient du tableau idyllique. La maison comporte de grandes pièces, l’été resplendit, des massifs de fleurs de toutes les couleurs embaument le jardin. « C’est paradisiaque », constate la mère de Hedwig, qui a fait le voyage pour voir sa fille et qui est heureuse de la voir ainsi installée. La voilà si détendue qu’elle fait une sieste au soleil, dans un transat. Un toussotement la fait se réveiller. Elle se lève, un peu hagarde, et se hâte de rentrer. Au loin, derrière le mur surmonté de barbelés, on a vu de la fumée s’échapper d’une cheminée. Un four crématoire, sans doute.
Soit les délices d’un éden paisible, alors qu’on extermine à 50 mètres de là. Jonathan Glazer, remarqué pour la singularité d’un film fantastique inquiétant (Under the Skin), est un cinéaste rigoureux et consciencieux, qui sait parfaitement les enjeux moraux liés à la représentation de la Shoah. S’interdisant d’entrer dans le camp d’Auschwitz, il en filme uniquement les murs d’enceinte depuis l’extérieur, laissant apparaître quelques-uns de ses symboles macabres (cheminées, miradors). L’atrocité du génocide reste invisible mais elle résonne de partout, au quotidien. On l’entend, en sourdine, grâce à un travail remarquable sur le son. Ce sont des échos lointains et confus de soufflements, claquements, entrechocs, tirs, chiens qui aboient, ordres. Autrement dit une partition spécifique : celle de la machine de mort hitlérienne, de l’industrialisation du crime nazi. La nuit venue, ce bruit de fond s’amplifie.
Tels des nababs d’une villa de la Riviera
Comment est-ce possible d’habiter ici ? Comment supporter cela ? Le voisinage du mal, sa cohabitation, voilà l’une des clés d’entrées possibles de cette fiction fascinante et malaisante, conceptuelle et structurelle à la fois. Où il est surtout question d’architecture, de délimitation entre le dedans et le dehors, de cloisonnement, de compartimentage d’espaces. Le réalisateur vise à montrer le foyer du bourreau et de son épouse comme une construction organique, le logis représentant à la fois leur corps et leur cerveau. Le lieu de l’obsession ménagère, où tout doit être propre, rangé, sélectionné, évacué. Le lieu du plaisir de façade – les Höss se goinfrent, boivent, profitent du jardin et de la piscine tels des nababs d’une villa de la Riviera – radiographié de manière clinique. Un monde verrouillé de l’intérieur, abritant fierté mais aussi vide, névrose, déni, hantise à venir.
Se peut-il que cet officier SS zélé et cette Mme Höss aussi dynamique que glaçante nous ressemblent est une autre question taraudante. C’est la force de l’allégorie de susciter en nous toutes sortes de troubles et d’interrogations sur ce qui nous éloigne ou nous rapproche de ces monstres ordinaires. Sur ce qui est occulté, enfoui en eux. Avec ses plans géométriques au scalpel, de lumière qu’on éteint, de couloirs et d’escaliers, de fenêtres, de portes qu’on ouvre et ferme, La Zone d’intérêt ressemble parfois étrangement au ballet domestique de Jeanne Dielman…, le chef-d’œuvre de Chantal Akerman. Même sens de « l’installation » plastique, même scénographie, même métacinéma. Avec une perspective tout autre ici, où les métaphores filées, où les cendres et reliques exhumées, sont reliées à un contexte historique précis, documenté, cartographié, topographié. L’expérience a ceci de vertigineux qu’elle enferme et ouvre à la fois sur un abîme d’obscurité. (Télérama)
La Zone d'intérêt : notre fiche pédagogique
Le Fils de Saul
Film long-métrage de Laszlo Nemes (Hongrie, 2015)
Lundi 26 janvier 2026 à 22h40 sur
Durée : 105 minutes SHS 32 EN 31

En octobre 1944, dans le camp d'Auschwitz-Birkenau, Saul Ausländer est membre du Sonderkommando : c'est un prisonnier juif chargé d'assister les nazis dans leur tâche, avant d'être éliminé lui-même. Alors qu'il nettoie une chambre à gaz, il remarque le corps d'un garçon, parmi les victimes. Saul affirme alors que l'enfant est son fils et qu'il est résolu à lui trouver une sépulture décente. Pendant ce temps, dans le camp, une révolte de prisonniers se prépare, à laquelle on lui demande de participer... (RTS)
Le Fils de Saul : notre fiche pédagogique
Les Vies d'Andrès
Film long-métrage documentaire de Baptiste Janon et Rémi Pons (Suisse, 2025)
Lundi 26 janvier 2026 à 22h55 sur
Durée : 92 minutes

Libre adaptation du roman de B. Traven, ce film suit Andrès, routier contemporain en Europe, pris dans la spirale infernale du transport moderne. Comme son homologue mexicain du début du XXᵉ siècle, il devient la victime d’un système qui broie ses travailleurs. Une fable sociale implacable sur l’absurdité du profit à tout prix. (RTS)
Les Vies d'Andrès : notre fiche pédagogique
Mardi 27 janvier 2026
Portraits de jeunes activistes
Rena Kawasaki, engagement civique des jeunes au Japon grâce au numérique
Mardi 27 janvier 2026 à 17h45 sur
Durée : 4 minutes SHS 34 EN 31

Mobiliser la jeunesse japonaise : c’est le but de Rena. Lorsqu’elle constate à 15 ans le désengagement civique de ses pairs et leur envie de quitter les campagnes au profit des métropoles, la jeune femme s’allie aux municipalités pour que l’opinion des jeunes soit mieux prise en compte. Rena crée un mouvement civique qui propose des activités dès le plus jeune âge afin de renforcer la confiance en soi, l’envie de s’engager et la capacité à se faire entendre. (RTS)
Les survivants, l'impossible départ après la Shoah
Film documentaire d'Antoine Daher et Michèle Dominici (France, 2025)
Mardi 27 janvier 2026 à 21h sur
Durée : 2 x 50 minutes SHS 32

La défaite de l’Allemagne nazie et la libération d’une centaine de camps ont jeté sept millions de civils sur les routes. Décharnés, déracinés de leurs pays respectifs par la politique de Hitler, ils ont été rassemblés sous les initiales DP, « personnes déplacées ». Ils avaient besoin de soins, de nourriture, d’un toit. Un défi humanitaire d’une ampleur inédite. Des baraquements nazis ont été transformés en camps de fortune, administrés par les Nations unies pour le secours et la reconstruction (Unrra), où ils ont été confinés dans des conditions déplorables. En réalité, les États ne savaient que faire d’eux. Cet épisode désespérant de l’histoire, qui va nourrir en partie le projet sioniste en Palestine, est raconté dans ce documentaire par les premiers concernés. Les réalisateurs ont construit la narration à partir de témoignages autobiographiques bouleversants, montés sur une impressionnante somme d’images d’archives. « J’avais 19 ans et l’impression d’en avoir 90 », écrit une jeune rescapée de Bergen-Belsen. Ce désespoir, entretenu par les années d’errance qui se sont étirées après la guerre, est bien moins connu que les épisodes glorieux de la Libération. Pour ces survivants, il fallait continuer à vivre, alors que les États cherchaient, eux, en priorité à se reconstruire et que l’antisémitisme survivait à la chute du Reich. (Télérama)
Le Marché des nazis pilleurs d'art : le cas B. Lohse
Film documentaire de Hugo Macgregor (Allemagne / France / USA, 2024)
Mardi 27 janvier 2026 à 22h35 sur
Durée : 110 minutes SHS 32

Pour satisfaire son appétit d’œuvres d’art, Hermann Göring pouvait compter, à Paris, sur un serviteur aussi discret qu’efficace : Bruno Lohse. Un Allemand historien de l’art enrôlé par le numéro deux du Reich pour tenir l’inventaire des tableaux raflés chez les collectionneurs juifs et entreposés au Jeu de paume. Et pour constituer, au passage, la collection privée du dignitaire nazi.
Contre toute attente, la trajectoire prospère de cette cheville ouvrière zélée, qui mena grand train pendant l’Occupation, ne s’est pas achevée à la Libération. Comme en témoigne l’enquête au long cours de l’Américain Hugo Macgregor, qui fouille le passé opaque d’un homme roué, capable de traverser le siècle sans encombre en dissimulant habilement les traces et les preuves de ses méfaits et en jouant du secret et des faux-semblants. À sa mort, en 2007, le nonagénaire coulait à Munich les jours tranquilles d'un marchand d’art nanti.
Son invraisemblable capacité à rebondir se dévoile au gré d’épisodes troublants, qui disent toute l’ambiguïté de l’après-guerre et l’amnésie dominant alors. L’effervescence du marché de l’art américain dans les années 1950 et la création de nombreux musées aux États-Unis seront pour Lohse un prodigieux tremplin. Ironie ultime, il se liera même d’amitié avec un des Monuments Men (l’unité américaine chargée de traquer les pilleurs d’art nazis), Theodore Rousseau, devenu conservateur du Metropolitan Museum of Art new-yorkais.
Dans ce récit intense, haletant comme un polar et encore nimbé de zones d’ombre, l’historien américain Jonathan Petropoulos joue un rôle crucial. Témoin de premier ordre, il a pu rencontrer et enregistrer Lohse au crépuscule de sa vie. Une expérience sur le fil qui éclaire, façon jeu du chat et de la souris, une vie de duplicité et de non-dits. (Télérama)
Mercredi 28 janvier 2026
Road 190
Film long-métrage documentaire d'Emilie Cornu et Charlotte Nastasi (Suisse, 2025)
Mercredi 28 janvier 2026 à 23h55 sur
Durée : 65 minutes

Depuis sa cellule de la prison de Livingston au Texas, Mabry, un condamné à mort, imagine le dernier trajet qui l’amènera un jour au lieu de son exécution. Soixante kilomètres le long desquels vivent et travaillent celles et ceux dont le quotidien est teinté par l’omniprésence de l’institution carcérale. (RTS)
Jeudi 29 janvier 2026
Temps présent
Les vies brisées de Crans-Montana
Jeudi 29 janvier 2026 à 20h10 sur
Durée : 48 minutes

C’est la plus grande tragédie que la Suisse ait connue dans son histoire récente. L’incendie du Constellation à Crans-Montana lors de la nuit du nouvel an 2026 a fait 40 morts et 116 blessés parmi lesquels beaucoup de très grands brûlés. Des adolescents ou de très jeunes adultes. Tout indique que le drame aurait pu être évité tant les négligences des propriétaires et des autorités de contrôle sont majeures. La sidération des premiers instants a donc rapidement fait place à la colère. Temps Présent a accompagné des familles romandes qui luttent encore pour la survie de leur enfant et doivent parfois réorganiser toute leur vie lorsque celui-ci est pris en charge dans un hôpital étranger. (RTS)