Jeudi 27 août 2026

Temps présent

Quand l'apprentissage détruit, omerta sur un système pas si parfait

 

Jeudi 27 août 2026 à 20h10 sur   Durée : 48 minutes FG 33

 

C’est un système de formation qui fait la fierté de la Suisse, souvent pris en exemple à l’étranger : le système dual, plus communément appelé « l’apprentissage ». Une formation en emploi qui a le mérite d’intégrer tout de suite les jeunes dans le monde du travail. Mais ce système a aussi ses revers et le sort des apprentis suisses n’est pas si enviable, comme le montre l’enquête de Temps Présent. Harcèlement, humiliations, pressions, souffrances psychiques mais aussi manque d’encadrement et de contrôle : la réalité est parfois plus crue. À travers des témoignages et l’affaire de Lana, une apprentie coiffeuse qui a courageusement osé dénoncer ses conditions de travail et celles de ses amis, ce reportage brise un tabou et interroge un système longtemps présenté comme exemplaire. (RTS) 

 

 

Chris the Swiss

 

Film d'animation documentaire long métrage d'Anja Kofmel (Suisse, 2018)

 

Jeudi 27 août 2026 à 23h05 sur   Durée : 89 minutes

Alors âgée de 10 ans, Anja Kofmel apprend la mort de son cousin Christian Würtemberg, dont le corps a été retrouvé le 7 janvier 1991 près de Vukovar. Le jeune journaliste suisse était vêtu de l'uniforme d'une milice croate. Que s'est-il passé ? En proie à des cauchemars et des terreurs nocturnes, Anja, devenue adulte, décide d'enquêter sur cette mort suspecte en remontant le fil de l'engagement de son cousin dans le conflit yougoslave. (RTS)

  Fiche pédagogique e-media

 

 

 

Samedi 29 août 2026

Les femmes pharaons dans l'Egypte ancienne

 

Film documentaire de Christiane Streckfuss (Allemagne, 2026)

 

Samedi 29 août 2026 à 20h55 sur   Durée : 90 minutes SHS 32

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Elles s’appellent NeithHotep, Meret-Neith, Néférousobek, Hatchepsout, Néfertiti, Taousert et Cléopâtre. Ces pharaonnes ont été, à des degrés divers, effacées de la mémoire collective. Elles sont actuellement l’objet d’un champ de l’égyptologie passionnant. Pour sortir du flou, il faut remonter aux sources de la création de l’État territorial égyptien, le premier de l’histoire, il y a cinq mille ans. C’est le projet pharaonique de ce film.

La réalisatrice cherche à comprendre qui étaient les premiers souverains de cette civilisation et quel rôle y jouaient les femmes. Petit bémol : il n’a, semble-t-il, pas été possible de se passer d’images générées par l’IA peu détaillées pour repré senter les reines, parmi lesquelles Meret- Neith. La fouille du site d’Abydos, à 500 kilomètres au sud du Caire, a permis de mettre au jour la sépulture de cette régente de la première dynastie.

 

Le destin de Hatchepsout, première femme à s’être déclarée pharaonne, il y a trois mille cinq cents ans, est moins lacunaire. Et pourtant, Thoutmôsis III, son neveu, avec qui elle avait un temps partagé le pouvoir, avait réécrit l’histoire pour laisser croire qu’il avait toujours régné seul. Plus globalement, on saisit parfaitement comment l’égalité des sexes qui régnait lors de la période prédynastique fut mise à mal lors de l’avènement de la royauté et des hommes forts. Par souci de cohérence, seules des chercheuses sont mises en scène pour évoquer ces femmes puissantes qui changent notre regard sur l’Égypte antique. (Télérama)

 

 

Dimanche 30 août 2026

Histoire vivante

Le Syndrome d'Unspunnen

 

Film documentaire de Robin Erard et Samuel Chalard (Suisse, 2023)

 

Dimanche 30 août 2026 à 20h55 sur   Durée : 78 minutes SHS 32

Deux réalisateurs se mettent sur la piste de la fameuse pierre d’Unspunnen. Déterminés à faire parler ces 83,5 kg de symbole helvétique, ils rencontrent celles et ceux qui l’ont lancée, volée, planquée, cherchée, pleurée, gravée, caressée, photographiée, copiée… et lèvent le voile sur la pierre précieuse la moins bien gardée de la nation. (RTS)

 

 

Lundi 31 août 2026

Etre paysan.ne

 
Film documentaire de Frédéric Gonseth et Catherine Azad (Suisse, 2026)

 

Lundi 31 août 2026 à 20h40 sur   Durée : 71 minutes SHS 31 FG 33

 

En Suisse rurale, des jeunes agriculteurs se révoltent face à une crise sans précédent. Ce film suit cinq familles vaudoises, dévoilant les souffrances et les contradictions d'un monde paysan en lutte pour sa survie. Un regard essentiel sur l'avenir de l'agriculture. (RTS)

 

 

Mardi 1er septembre 2026

Ceux qui travaillent

 
Film long métrage d'Antoine Russbach (Suisse, 2018)

 

Mardi 1er septembre 2026 à 21h10 sur   Durée : 101 minutes

 

Frank consacre sa vie au travail. Accroché à son téléphone, il gère les cargos qu’il affrète pour de grandes compagnies. Alors qu’il doit faire face à une situation de crise, Frank prend une décision brutale et se fait licencier. Profondément ébranlé, trahi par un système auquel il a tout donné, il doit se remettre en question pour sauver le seul lien qui compte encore à ses yeux: celui qu’il a réussi à maintenir avec sa fille cadette, Mathilde. (RTS)

   Fiche pédagogique e-media

 

 

Mercredi 2 septembre 2026

L'Histoire de Souleymane

 

Film long métrage de Boris Lojkine (France, 2024)

 

Mercredi 2 septembre 2026 à 21h sur   Durée : 90 minutes EN 31

Souleymane (Abou Sangaré, César de la meilleure révélation masculine) pédale comme un beau diable sur son vélo dans Paris. Il est livreur. Quand l’application de livraison lui demande une authentification, on comprend que ce Guinéen «loue » le compte d’un autre. Alors il remonte vite sur son vélo, roulant à perdre haleine vers une boutique africaine pour que le vrai détenteur du compte s’authentifie à sa place. Souleymane en profite pour réclamer son argent, une infime partie des commissions. Non, il aura son fric demain. Souleymane repart, tête basse. Comment va-t-il faire pour payer l’homme qui lui fait répéter son « histoire » de réfugié politique, un récit qu’il tente d’apprendre par cœur, même s’il n’a rien connu de ces détails d’arrestation politique et de torture ? L’entretien pour sa demande d’asile est prévu demain…

Boris Lojkine réinvente le film social et en fait un thriller des plus tendus et bouleversants, en collant au corps et au visage d’un jeune homme doux et affolé. Rarement un film a si bien fait de l’empathie son moteur. Nous voilà, tour à tour, à la place de ceux qui commandent des repas et veulent qu’ils arrivent vite et chauds ; à la place du livreur qui joue sa vie et son avenir ; à celle de cette fille pleine de morgue qui refuse de réceptionner sa commande à la porte de son appartement haussmannien. Il y a aussi ce moment d’humanité absolue : le jeune Guinéen se retrouve dans le salon d’un vieux monsieur abandonné par un fils qui se contente de lui commander à manger à distance. Ils sont beaux à pleurer, ces trois mots échangés entre ces deux exclus. Elles sont atrocement sadiques, en revanche, les piques des policiers qui « taquinent » Souleymane pour passer le temps… On est en apnée, et puis le livreur, dont chaque supplication brise le cœur, peut repartir, et courir pour tenter d’attraper ce car vers le centre d’accueil où, enfin, un peu de chaleur, une couche et un repas l’attendent.

Au-delà de la mise en scène en immersion, l’écriture est d’une précision chirurgicale. Le suspense grandit au fil de cette chronique du combat pour rester digne en quarante-huit heures chrono. Le tout tendu vers la scène finale, cet entretien, donc, où, d’abord, Souleymane va mentir, face à une Nina Meurisse superbe de (fausse) dureté en fonctionnaire de l’Ofpra — Office français de protection des réfugiés et apatrides. Quelle est la vérité de Souleymane ? Lui donne-t-elle le « droit » d’être accueilli en France ? Le réalisateur nous questionne, nous aussi, en nous jetant littéralement ce choix au visage. (Télérama)

 Fiche pédagogique Trigon-Film

 

 

Jeudi 3 septembre 2026

Temps présent

J'ai mal à ma vigne

 

Jeudi 3 septembre 2026 à 20h10 sur   Durée : 48 minutes SHS 31 FG 33

 

Pour la première fois, ce printemps, les vignerons romands ont arraché des parcelles entières de vignes. C’est le symptôme d’une crise profonde. À qui la faute ? Il y a l’érosion lente mais continue de la consommation de vin, qui fait baisser les ventes et plonge des dizaines de viticulteurs dans le désespoir. Mais il y a aussi un marché très concurrentiel : en Suisse, les vins étrangers représentent plus de 60 % de la consommation totale, bien plus que chez nos voisins. Dans ce contexte de crise, l’assainissement du vignoble est-il nécessaire ? Y a-t-il un problème avec la qualité des vins suisses ? Temps Présent a enquêté, jusqu’au fond des barriques. (RTS) 

 

 

Vendredi 4 septembre 2026

The Queen

 

Film long métrage de Stephen Frears GB/USA/France, 2006)

 

Vendredi 4 septembre 2026 à 21h05 sur   Durée : 100 minutes

 

Helen Mirren s’est fait la tête d’Élisabeth II. Lorsqu’elle nous fixe de son regard hautain, c’est toute la majesté de l’Empire britannique qui nous contemple. Michael Sheen, excellent aussi, campe un Tony Blair jeune, brillant, enjoué.

Le troisième personnage du film, invisible mais omniprésent, est une morte. De Diana, on ne verra que des images diffusées à la télévision, qui attisent la douleur populaire comme le fait un drame élisabéthain. Il est vrai que l’Angleterre a toujours eu Shakespeare dans le sang. Tandis qu’enfle l’émotion du public, Frears filme avec verve les coulisses du fait divers devenu affaire d’État. Un monde de fantoches : le prince Philip, vaudevillesque, et la reine mère, toujours à la poursuite d’un verre de gin. Dans son incapacité à comprendre l’évolution du monde, la reine, elle, devient un personnage tragique. En fait, le film se joue sur deux regards. Celui, hautain, de la reine, au début du film. Et, à la fin, celui lancé par Diana, que Frears fige sur l’écran. C’est cette morte qui remporte le jeu, le set et le match. (RTS)

Fiche pédagogique e-media